Bien qu'elle ait poursuivi des études en droit à l'université Gaston Berger et obtenu une licence en gestion touristique, Agsila a toujours su que sa voie serait musicale. Elle a débuté sa carrière en créant en 2009 le groupe Fiat Lux avec ses deux sœurs jumelles, chantant du gospel dans des chorales. Après la séparation du groupe en 2012, Agsila a poursuivi sa formation musicale en intégrant l'Orchestre National du Sénégal et en suivant des cours de guitare et de chant au centre culturel Douta Seck.

 

Forte de son héritage culturel et de ses rencontres, Agsila compose des chansons engagées, inspirées de la vie quotidienne et de ses convictions. Elle a choisi de poursuivre une carrière solo pour exprimer librement ses idées et aborder des thèmes sociaux qui lui tiennent à cœur. La condition féminine est un sujet récurrent dans ses chansons, où elle plaide pour plus d'humanité et d'unité.

Agsila se distingue également par sa polyglotie musicale, chantant dans plusieurs langues africaines telles que le peul, le lingala, le bulu et le wolof. Elle rêve d'une Afrique unie à travers la culture et l'art, et considère que la diversité linguistique est un reflet de la richesse du continent.

 

Son engagement envers les femmes africaines se manifeste à travers ses chansons, où elle dénonce les violences faites aux femmes et leur courage quotidien. Son répertoire comprend 40 chansons originales, dans lesquels elle explore les thèmes de l'amour, de l'espoir et de la spiritualité.

 

Avec son troisième album "Bët set na", Agsila renouvelle le genre du gospel sénégalais en y intégrant des harmonies classiques wolofs. Elle affirme ainsi sa place sur la scène musicale sénégalaise tout en partageant un message d'espoir et de foi.

 

À travers sa musique, Agsila célèbre l'héritage culturel africain et appelle à l'unité et à la paix sur le continent. Son travail artistique témoigne de son engagement envers son peuple et sa volonté de créer un monde meilleur à travers la musique.

 

 

 

Article publié dans Le Quotidien le 20 Juin 2022

Par Mamadou T. DIATTA

 

 

Le Gospel de Agsila


Compositrice wolof , Agsila a présenté samedi soir son troisième album « Bët set na ». Face à la mer et sous la menace des nuages noirs, ils étaient une vingtaine d’artistes sur scène à chanter du Gospel, dans le village lébou de Yenne.
Agsila était accompagnée du groupe Echo de Dakar, de la chorale de Thiès, et de Anto de Saint Louis, pour un spectacle lumineux.
Agsila s’est lancé sur scène avec « Xale yi » de sa dernière composition.
« ce projet m’a été divinement inspiré il y a peu de temps après le décès de mon père. Son départ à participé à mon éveil spirituel » dit-elle, en hommage.

Elle enchaine ensuite ses titres pendant plus de 2 heures, entrecoupés des chansons de ses invités.

« Doomi leer » parle de la présence de l’esprit saint dans notre vie. Elle dit : On allume pas une lampe pour la mettre sous une calebasse, mais on la met sur le pied pour qu’elle éclaire toute la maison » Dans un Mbalax doux, elle nous incite à éclairer et à aider les autres.

« Yeesoo ngi dellusi … » est une chanson de réveil car, » chrétiens comme musulmans, nous croyons au retour du Messie. Le Messie nous a toujours incité à être prêt pour ce jour, à préparer les cœurs. »

Ensuite « Séetoo -séet » est une chanson de mariage. Elle est imagée, car elle parle de Insa ; il comparait l’assemblée des croyants à une épouse, car une épouse se prépare avec soin pour le jour de son mariage, symbolisé par le retour du messie. Les temps sont spéciaux, mais le challenge est de garder une vie vertueuse et honnête. »

La soirée s’est poursuivie avec « Turam am na doole ».
Le public reprenait le refrain comme le tube de la soirée.
Cette chanson reggae a un avenir certain au Sénégal comme un slogan populaire.
« Turam est mon propre témoignage. A un certain moment de ma vie personnelle, j’ai vécu une crise mystique et j’ai vécu des visions. Cela a complétement changé ma vie. »

Le gospel Sénégalais garde ses tendances afro-américain du négro spirituel, avec des variantes de chœurs parfois de l’Afrique centrale ou des pays francophones. Le défi de cet album « Bët set na » est d’apporter des harmonies classiques wolofs pour un nouveau type de Gospel Sénégalais. Gospel voulant dire « la bonne nouvelle » elle permet de le réviser avec la culture nationale et la langue Wolof.

Avec ce nouvel album « Bët set na », la compositrice wolof Agsila renouvelle le style Gospel et s’affirme sur la scène sénégalaise.

 

 

 Article publié  dans le journal national L'EXCLUSIF par Ch.Seck NDONG le 17 Juin 2022:

APRES «SOUPIRS» ET «TEGTAL»
Agsila présente son nouvel album «Bët set na»
«Bët set na» est le troisième album de l’artiste dans la continuité de ses engagements féministes et de sa quête spirituelle. Ce nouvel album, composé pendant le confinement, porte l’espoir et appel à la compassion. Ayant choisi la musique jazz comme style, Agsila sera sur scène ce samedi 18 Juin au BAAT de Yène.
Le premier album de l’artiste Agsila, «Soupirs», parle d’un féminisme inconciliable; la culture universelle africaine demande un féminisme spécifique qui n’est pas Américain ni Européen, mais qui se situe plus dans notre société à culture matriarcale même si la femme n’est pas valorisée par rapport à l’homme. Et son Jazz afro est destiné à unir les africains à travers les langues et les rythmes à la recherche d’une unité. Le jazz est une expression de l’âme avec une base d’improvisation enracinée dans le réel, dans la vie quotidienne.
«Tegtal», plus spirituel
Après l’album «Soupirs» sorti en 2017, l’artiste a enregistré son deuxième album «Tegtal» avec 14 nouvelles chansons afro-jazz, plus spirituelles. Cet album relate des visions. Dans Tegtal il y a de la colère et une réponse plus spirituelle, une réponse à tous nos malheurs, une réponse à tous les préjugés, et Tegtal sont des recommandations qui amènent la solution à travers l’amour, les sentiments qui permettent de supporter le pire avec compassion.
Les textes sont politiques, ils parlent du juste, celui qui aime le peuple, et de la maltraitance du faible, des vulnérables. L’artiste s’inspire aussi de l’environnement. «La nature nous montre que les vulnérables ne sont pas que les humains, mais aussi les animaux, comme cet oiseau qui prie dans la chanson Nãan (prière), car il n’y a plus de branches, il n’a plus d’eau et il s’adresse à Dieu dans sa prière», a relevé Agsila.
«Bët set na», le jour se lève
Avec «Bët set na» c’est le jour se lève pour tout le monde. «Nous étions dans les ‘’soupirs’’, nous sommes passé aux visions ‘’Tegtal’’ irréelles, et là le voile est tombé, le jour se lève, nous sommes dans la réalité et la mise en garde», a expliqué Agsila. Selon elle, nous marchons dans une vie consacrée à la lumière: «la lumière pour les gens, la lumière sur nous et la lumière pour les plus opprimés». Et la solution c’est Gospel, à son avis, c’est la bonne nouvelle. «La bonne nouvelle est arrivée, c’est le salut pour toutes et tous, la solution pour tout le monde», a-t-elle proféré. Agsila dira que l’humain n’est pas dieu. Dieu c’est le divin, une manifestation universelle. L’homme est restreint mais Dieu n’est pas comme ça; il veut la paix pour tout le monde et il ne restreint pas les autres. Bët set na c’est ça: le livre est ouvert, les bras sont grand ouverts.
Les nouveautés dans le spectacle GOSPEL
Ce samedi 18 Juin elle présente 10 nouvelles compositions de son nouvel album «Bët set na» avec de nombreux invités: la chorale de Thiès, Anto de Saint Louis, Echo de Dakar et le chanteur Justin Badara. C’est pour Agsila l’aboutissement de deux ans de travail de composition qu’elle va mettre en scène avec de nouveaux musiciens. Là, elle sort du jazz pour aller vers le Mbalax, le reggae, le slam, la soul mais avec le désir de renouveler le genre Gospel tout en gardant les racines de la musique Sénégalaise.
Le défi est de rester à la fois populaire en wolof et de créer de nouvelles formes musicales savantes. C’est pourquoi elle écrit et chante à Yene, un village traditionnel à la culture séculaire sénégalaise, qui inspire beaucoup l’artiste dans cette période de bouleversements où il ne faut pas perdre la foi.
Ch. Seck NDONG 

 

ITW Agsila le 12 juin 2022-06-09

 

L’artiste Agsila présente son nouvel album « Bët set na » sur scène samedi 18 Juin au BAAT de Yene. Entée libre.

 

Interview :

« Bët set na » est votre troisième album, dans la continuité de vos engagements féministes et de votre quête spirituelle. Pourquoi avoir choisis la musique jazz comme style ?

 

Mon premier album « Soupirs » parle d’un féminisme inconciliable ; la culture universelle africaine demande un féminisme spécifique qui n’est pas Américain ni Européen, mais qui se situe plus dans notre société à culture matriarcale même si la femme n’est pas valorisée par rapport à l’homme. 

Et mon Jazz afro est destiné à unir les africains à travers les langues et les rythmes à la recherche d’une unité. Le jazz est une expression de l’âme avec une base d’improvisation enracinée dans le réel, dans la vie quotidienne.

 

Après l’album « Soupirs » sorti en 2017, vous enregistrez votre deuxième album « Tegtal » avec 14 nouvelles chansons afro-jazz, plus spirituelles. Quelle est votre inspiration ?

 

Mon deuxième album s’appelle Tegtal, ce sont des visions.

Dans Tegtal il y a de la colère et une réponse plus spirituelle en réponse à tous nos malheurs, une réponse à tous les préjugés, et Tegtal sont des recommandations qui amènent la solution à travers l’amour, les sentiments qui permettent de supporter le pire avec compassion.

Les textes sont politiques, ils parlent du juste, celui qui aime le peuple, et de la maltraitance du faible, des vulnérables, mais je m’inspire aussi de l’environnement. 

La nature nous montre que les vulnérables ne sont pas que les humains, mais aussi les animaux, comme cet oiseau qui prie dans la chanson Nãan (prière), car il n’y a plus de branches, il n’a plus d’eau et il s’adresse à Dieu dans sa prière.  

 

Ce nouvel album, composé pendant le confinement, porte l’espoir et appel à la compassion. Avec Bët set na, est-ce que le jour se lève pour tout le monde ?

 

Avec « Bët set na » c’est le jour se lève.  Nous étions dans les « soupirs », nous sommes passé aux visions « Tegtal », irréelles, et là le voile est tombé, le jour se lève, nous sommes dans la réalité et la mise en garde. 

Nous marchons dans une vie consacrée à la lumière : la lumière pour les gens, la lumière sur nous et la lumière pour les plus opprimés.

Et la solution c’est Gospel, c’est la bonne nouvelle. La bonne nouvelle est arrivée, c’est le salut pour toutes et tous, la solution pour tout le monde.

L’humain n’est pas dieu. Dieu c’est le divin, une manifestation universelle. L’homme est restreint mais Dieu n’est pas comme ça ; il veut la paix pour tout le monde et il ne restreint pas les autres. Bët set na c’est ça : le livre est ouvert, les bras sont grand ouvert. 

 

Quelles sont les nouveautés dans votre spectacle GOSPEL ?

Le 18 Juin je présente 10 nouvelles compositions de mon nouvel album Bët set na avec de nombreux invités : la chorale de Thiès, Anto de Saint Louis, Echo de Dakar et le chanteur Justin Badara. C’est pour moi l’aboutissement de deux ans de travail de composition que je vais mettre en scène avec de nouveaux musiciens où là je sort du jazz pour aller vers le Mbalax, le reggae, le slam, la soul mais avec le désir de renouveler le genre Gospel tout en gardant les racines de notre musique Sénégalaise. 

Le défi est de rester à la fois populaire en wolof et de créer de nouvelles formes musicales savantes. C’est pourquoi j’écris et je chante ici à Yene dans un village traditionnel à la culture séculaire sénégalaise qui m’inspire beaucoup dans cette période de bouleversements où il ne faut pas perdre la foi.

 

 

 

 

 

 

 

 

L'interview de Agsila sur RTS1

18mn en chansons

Clips, reportages, lives : lien YouTube

 

 

LE SOLEIL 16 novembre 2019

 

LA VOIX DU JURA 8 novembre 2018

 

 

LONS LE SAUNIER le 24 octobre 2018

 

 

LE PROGRES du 24 octobre 2018

"Beautée, talent et conviction, Agsila est la voix du Sénégal"

 

 

 

Radio Chine Internationale 16 Juin 2017 avec Dave

"Une voix pour la cause des femmes"

SOLEIL Grand air mercredi 4 janvier 2017

par M. Coumba Seck

 

 

RTS 1 "Les rendez-vous du samedi"

24 décembre 2016

 

RDV 12/14

12 décembre 2016

 

 

24 HEURES

27 décembre 2016

 

LE QUOTIDIEN

27 décembre 2016

 

 

RSI la matinale de Alioune DIOP

27 Décembre 2016

Extrait YouTube

 

 

Hommage aux victimes de la décharge de Beubeuss Dakar.

Agsila lance un message à travers son titre "Yonena" :

"les esprits ne sont pas contents. Ils nous ont laissé une planète propre et qu'avons nous fait ?" 

 

 

________________

 

Par Ibrahima DIA

Agsil signifie en woloff bienvenue. Le «a» symbolise l'Afrique belle et Rokhaya Diop à l'état civil a profité de ce weekend de nativité 2016 pour inviter le monde à parcourir à travers ses mélodies mais aussi à travers la nature et tout ce qui nous entoure de vivant. Elle a convié la   presse pour présenter son maxi single.

«L'Afrique est mon rêve» proclame Agsila, je m'inspire des chants polyphoniques des pygmées, je chante en «boudo» une langue du Cameroun, le lingala etc… Elle poursuit que tous les africains ont les mêmes gènes parce que venant tous de l’Egypte. Le potentiel culturel de notre continent est  immense et qu'il faut l'exploiter souligne Agsila et que cette nouvelle production représente l'Afrique dans toute sa diversité. Actuellement elle dispose d'un répertoire de  plus de 100 morceaux. Elle a du suivre une formation avec Alsolphe Coly de l'orchestre national pour travailler sa voix, le solfege. 

Présentant ce maxi single Agsila parle du titre AmaI qui évoque l'histoire d'ne femme qui, abandonnée par son mari, cultive la terre pour nourrir ses enfants. Cet extrait du spectacle Agsila, femme d’Afrique, plaidoyer nourri de compassion, d'amour sur une musique alliant guitare jazzy et flute peule est un hommage émouvant à l'endurance des femmes d'Afrique particulièrement en milieux rural et ce morceau diffuse le courage et l'espoir, tout comme Simba qui sous forme de contes dénonce le système des castes qui n'est plus actuel en 2016, qui représentait avant une division du travail dans la société traditionnelle. Alors qu'elle même issue de la caste des «noble » exerce la chanson comme métier dévolu jadis aux griots.

Pour Agsila la force est intérieure. Ces femmes africaines courbées toute la journée dans les champs sous un soleil écrasant, démunies sont en faite héroïques. Dans la chanson  «tee noo mbolo» interprétée en Lingala, elle se demande pourquoi l'Afrique ne peut pas être unie dans une ballade pleine d’espoir, «presque une prière» rythmé par des percussions traditionnelles auxquelles répondent guitares acoustique et électriques. Dans la chanson Evumulu, elle évoque la dimension télépathique de l'amour sincère. 

Rappelons que Agsila est la fille d'un professeur de mathématiques et d'une mère issue d'une famille de créateurs qui a sans doute inspirée Agsila pour dessiner elle même ses tenues de scènes. De tous les instruments de musique, elle dit qu'elle a un rapport spécial avec la guitare. Cette admiratrice de Nayanka Bell donne rendez vous à ses fans pour des concerts à Gorée et sur la VDN.

Interpellée sur la piraterie qui gangrène la créative, Agsila demande aux structures de l'Etat censées défendre les artistes de mettre fin à ce fléau parce que dit-elle l'art n'est pas un jeu. 

 clips, reportages, lives : lien You Tube